LA PLANÈTE en danger...
Il est maintenant avéré que les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle de la
planète devront être divisées par d'eux d'ici 2050. Or, compte tenu que ces émissions ne peuvent que s'accroître dans les pays en développement, cela signifie que les pays industrialisés devront diviser les leurs pas quatre à cinq.
Le bâtiment : un secteur en mouvement
Si la performance énergétique globale s'est améliorée depuis 1973 du fait notamment du renouvellement des chaudières vétustes, dont la durée de vie est nettement inférieur à celle du bâti, et des travaux d'amélioration de l'isolation thermique, ces évolutions restent cependant insuffisantes pour placer le secteur du bâtiment sur la trajectoire de ce "facteur 4".
C'est pourquoi un ensemble de mesures nouvelles ont été définies aux niveaux européen et français. Elles concernent notamment :
- les réglementations énergétiques des bâtiments neufs et existants : cinq années après la RT 2000, la RT 2005 va constituer le nouveau rendez-vous donné à la profession, le prochain étant déjà fixé en 2010, et la première réglementation thermique portant sur les bâtiments existants permettra de substituer aux produits de construction ou équipements techniques obsolètes les meilleurs produits disponibles.
- l'étiquette énergie de même apparence que celle affichée sur les équipements électroménagers ou d'éclairage, ou que celle mise en place sur les voitures neuves : elle signera les meilleurs bâtiments comme les plus mauvais.
- le diagnostic énergétique des bâtiments, les visites périodiques des chaudières et des équipements de climatisation.
- les soutiens financiers (crédits d'impôts) aux investissement de maîtrise de l'énergie,
- les certificats d'économies d'énergie : ils vont également constituer un nouveau moyen de fiancer des programmes de travaux d'économies d'énergie dans le parc des bâtiments existants.
Des perspectives pour les professionnels du bâtiment
Une part non négligeable du parc ancien ne pourra parvenir à diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre pour des raisons économiques ou techniques, ce qui nécessitera que les bâtiments neuf deviennent très faiblement énergétivores, voir producteurs nets d'énergie grâce à une très forte intégration, dès leur conception, atteinte que par des efforts très conséquents en recherche et
développement, et d'expérimentation. C'est ainsi que le PREBAT, Programme national de Recherche et d'Expérimentation sur l'énergie dans les bâtiment, mis en place dans sa
première phase de 2005 à 2009 et reconductible ensuite, et appelé à soutenir par le biais d'appels à proposition réguliers des centaines d'acteurs du bâtiment désireux de
progresser.
Renouvellement des techniques, élargissement des métiers, technicité accru,
créativité, constituent quelques-uns des enjeux proposés aux professions du bâtiment. S'y atteler permettra de relever la fois le défi du réchauffement climatique, de proposer aux jeunes un autre regard sur les métiers du bâtiment et d'acquérir de nouvelle compétences sur les chantiers, dans les bureaux d'études, dans les centres techniques et
dans les laboratoires de recherche.
Pour en savoir plus sur l'ADEME et son action en particulier dans le domaine du bâtiment:
www.ademe.fr

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